Sesame | Série « Les coulisses du Programme SESAME »
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ACTUALITÉS

Série « Les coulisses du Programme SESAME »

14 juin 2018 , dans Personnel SESAME

N°3 : Présentation de l’équipe des référents SUP

Qui sont les équipes qui accompagnent les étudiants du Programme SESAME pendant toutes leurs études et les mènent vers une insertion professionnelle réussie ? Enseignants ou éducateurs, ils font la qualité du Programme depuis cinq ans.

Troisième épisode : l’équipe des référents SUP, dirigée par Emma Rakotoarivelo.

L’équipe des référents SUP accompagne les 150 étudiants de SESAME pendant leurs études supérieures à Tananarive et Antsirabe. Huit femmes et six hommes composent cette jeune équipe d’une moyenne d’âge de 25 ans, pour moitié issus de formations en travail social, pour moitié provenant d’horizons divers, comme la sociologie, l’histoire, la philosophie ou même la chimie et la physique. Les profils sont variés, mais tous ont la même passion pour l’éducation et l’accompagnement des jeunes.

Le travail des référents SUP commence dès l’Année Préparatoire. « Nous faisons connaissance peu à peu avec les étudiants d’Année Préparatoire, nous les observons, par exemple lors d’événements. Puis au deuxième semestre ils prennent contact avec nous pour les inscriptions aux concours d’entrée dans les Etablissements Supérieurs, » explique Emma, la responsable de l’équipe. Une fois que les étudiants SESAME sont admis dans un Etablissement Supérieur, ils quittent le campus d’Ambatoroka et sont répartis par les référents SUP dans des foyers non-mixtes, meublés et équipés d’ordinateurs et d’une connexion internet. C’est là que les référents SUP vont intervenir le plus souvent pendant les trois ou quatre d’années d’études des étudiants.

Chaque référent est responsable de deux foyers, dans lesquels il se rend chaque semaine. « Le plus dur pour les étudiants, surtout au début, c’est la gestion de leur temps et des tâches quotidiennes, car le ménage, le linge, la cuisine s’ajoutent aux devoirs et ils sont le plus souvent débordés », affirme Naomy. « On identifie leurs difficultés, on écoute, on discute beaucoup et surtout on les aide à trouver par eux-mêmes les solutions à leurs problèmes, assure Onintsoa. Par exemple on les aide à faire un emploi du temps personnel : à quelle heure je dois me lever, à quelle heure je travaille ou je fais le ménage, etc. Ils se fixent des objectifs et on passe chaque semaine, sans prévenir, pour voir comment ça se passe. Parfois on ne vient pas pendant toute une semaine pour voir aussi comment ça marche ! » Les étudiants SUP vivent à 10 voire 15 dans les foyers. Le respect de chacun, l’ordre, l’hygiène sont donc indispensables à la bonne entente dans le groupe. Les référents sont là pour veiller à ce que tous respectent la Charte de SESAME et le règlement intérieur des foyers.

Le plus important pour les référents SUP c’est d’aider les étudiants à être de plus en plus autonomes et responsables, que ce soit dans leur vie quotidienne au foyer et dans leurs études. Dans cette optique, et dans le prolongement de l’Année Préparatoire, les référents SUP continuent à appuyer le travail de développement personnel des étudiants du Programme, en encourageant notamment les projets personnels. « En Année Préparatoire, ils ont tous écrit un projet de vie qu’ils ont défendu devant un jury. Mais le but de ce projet de vie ce n’est pas seulement de l’écrire, c’est le vivre ! » s’exclame Emma, la responsable de l’équipe SUP. Ainsi, les étudiants participent à des activités bénévoles dans des associations, beaucoup font par exemple du soutien scolaire auprès de jeunes collégiens et lycéens. 

Tous les trois mois, les référents SUP reçoivent les étudiants longuement pour un entretien de tutorat, qui vise à faire un bilan des trois mois écoulés : les résultats scolaires, l’intégration dans leur Etablissement Supérieur et dans leur foyer, la santé, les relations avec les parents, tout est passé au crible. C’est aussi un moment de partage plus approfondi au cours duquel les étudiants se confient et qui permet de découvrir des difficultés ou des conflits passés inaperçus lors des visites hebdomadaires au foyer. « Lors d’un entretien de tutorat, j’ai découvert par exemple qu’une jeune étudiante n’était pas bien intégrée, elle était victime d’insultes, alors que pendant mes visites au foyer elle était toujours souriante, se souvient Telintsoa. Le plus difficile dans notre travail c’est cette partie d’accompagnement psycho-social. » « Mais en réunion d’équipe chaque semaine, on parle beaucoup, on examine ensemble les cas et ça nous aide beaucoup, » complète Naomy.

L’accompagnement est complexe pour ces référents SUP qui suivent les étudiants au plus près, au foyer, dans les Etablissements Supérieurs, dans leur famille, sur leurs lieux de stage, tout gardant une juste distance qui permette aux jeunes d’apprendre à être autonome en vue de leur insertion professionnelle. « C’est exactement notre défi : être là pour eux, mais sans les surveiller, en les laissant être adultes et responsables, » conclut Emma.